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La fausse couche en PMA, la grossesse s’arrête, mais pas le lien

En France, on estime qu’environ 10 à 15 % des grossesses se terminent par une fausse couche. Et dans un parcours de PMA, ce chiffre peut être encore plus élevé selon l’âge, la qualité embryonnaire et le parcours médical. Dans le cadre d’une FIV, toutes les tentatives ne mènent pas à une naissance. Le taux de naissance par transfert d’embryon se situe en moyenne entre 20 et 30 %, ce qui signifie que de nombreuses femmes vivent des échecs, mais aussi des grossesses qui s’arrêtent.

Derrière ces chiffres, il y a une réalité que l’on évoque peu. En PMA, une grossesse ne commence pas par un hasard. Elle est attendue, provoquée, espérée depuis parfois des années.

Alors quand elle s’arrête, l’impact est souvent immense.



Ce n’est pas parce qu’une vie a été courte qu’elle a compté moins.

Médicalement, on parle de fausse couche pour désigner l’arrêt spontané d’une grossesse avant 22 semaines d' aménorrhée (site Améli.fr ). Mais ce mot, beaucoup de femmes ne s’y retrouvent pas : Fausse couche. Comme si quelque chose avait été faux. Comme si ça comptait moins. Alors ici, je vais utiliser un autre terme. Celui que beaucoup ressentent comme plus juste : Grossesse arrêtée.


En PMA, rien n’est “juste” une fausse couche


La PMA est un parcours exigeant, à tous les niveaux. Elle engage le corps, les émotions, le mental. Elle demande d’attendre, d’espérer, de se relever, puis de recommencer encore. C’est une succession d’étapes où l’on apprend à tenir, parfois plus qu’à vivre.

Alors, quand arrive enfin cette prise de sang positive, ce moment où quelque chose s’ouvre, il ne s’agit pas simplement d’une bonne nouvelle. C’est un soulagement immense, une forme de victoire après un long combat. C’est un espoir qui prend enfin une forme concrète, presque palpable.

Et lorsque cette grossesse s’arrête, ce n’est pas simplement une étape médicale. C’est une chute. Une rupture brutale dans un élan qui venait à peine de naître.


Grossesse arrêtée en PMA : un vécu bien plus intense que le médical


Médicalement, on parlera d’embryon non viable, de statistiques, de probabilités. Mais dans le vécu, ce n’est pas cela qui est ressenti. Ce qui est vécu, c’est déjà un bébé imaginé, une place qui se crée dans la famille, un futur qui commence à exister.

Pour la femme, pour le couple, c’est une projection qui s’effondre. Et cet effondrement est souvent invisible pour les autres.


Fausse couche en PMA : pourquoi la douleur est souvent minimisée


L’entourage, bien souvent, ne sait pas quoi dire. Par maladresse ou pour rassurer, certaines phrases reviennent. On entend que cela arrive souvent, que l’on est encore jeune, que le fait de pouvoir tomber enceinte est déjà une bonne chose.

Pourtant, ces mots, même bien intentionnés, peuvent blesser profondément. Parce qu’ils minimisent ce qui, à l’intérieur, est vécu comme une perte réelle.


Le décalage entre le corps médical et le vécu des femmes en PMA


Les médecins voient des fausses couches régulièrement. Ils sont formés pour agir, pour avancer, pour proposer des solutions. Leur rôle est de faire continuer le parcours. Mais là où, pour eux, il s’agit d’une étape, pour toi, il s’agit d’une perte. Et cette différence de perception peut être difficile à vivre.

Très vite, le discours se remet en route. Il faut continuer, repartir sur un protocole, envisager le cycle suivant. Tout s’accélère alors que, intérieurement, tout est encore figé.

Tu n’as parfois pas eu le temps de comprendre ce qui venait de se passer, ni le temps de ressentir, ni celui de vivre pleinement cette interruption.


Grossesse arrêtée en PMA : se contenir pour continuer le parcours


Beaucoup de femmes en PMA traversent cela. Elles encaissent, elles se relèvent rapidement, elles remettent leur corps en mouvement. Parce que le temps semble compter, parce que le projet est toujours là, parce qu’il faut avancer.

Alors elles se contiennent. Elles mettent leurs émotions de côté, serrent les dents, et tentent de rationaliser en se disant que ce n’était “que” ça. Puis elles se repiquent. Encore.


Fausse couche en PMA : ce que tu ressens ne disparaît pas


Mais ce qui n’est pas vécu ne disparaît pas.

Les émotions ne s’effacent pas parce que l’on continue. La tristesse, la colère, la culpabilité parfois, le vide, tout cela reste présent, souvent en arrière-plan.

Et plus tu avances sans t’arrêter, plus cela peut s’accumuler, jusqu’au moment où le corps ou les émotions viennent te rappeler que cela existe toujours.


"Ce n’était pas qu’une étape médicale, c’était déjà une partie de ma vie." citation d'une coachée


Grossesse arrêtée en PMA : as-tu le droit de t’arrêter ?


Même dans un parcours de PMA, tu as le droit de t’arrêter. Tu as le droit de ressentir, de pleurer, d’être en colère, de ne pas comprendre, de trouver cela profondément injuste.

Reconnaître ce que tu as vécu ne remet pas en question la suite. Cela ne t’empêche pas de continuer. Cela te permet simplement de ne pas t’effacer dans le processus.

Parce que ce n’était pas “rien”. C’était une grossesse. C’était un espoir. C’était une partie de ton histoire.


Continuer la PMA sans s’effacer : un enjeu essentiel


Le piège en PMA n’est pas de continuer. Le vrai risque, c’est de continuer en t’oubliant. Tu peux avancer, reprendre un protocole, garder ton objectif. Mais pas au prix de toi-même. Prendre un temps pour intégrer ce que tu viens de vivre n’est pas un recul. C’est un acte de respect envers toi.


Fausse couche en PMA : comprendre que ton vécu est légitime


Si tu traverses une grossesse arrêtée en PMA, ou si tu en as déjà vécu une ou plusieurs, ce que tu ressens a du sens. Même si cela n’est pas toujours compris. Même si le monde autour continue. Même si le parcours médical reprend. Tu n’es pas trop sensible. Tu n’exagères pas. Tu vis quelque chose de profondément humain.



Mes accompagnements pour les femmes en parcours PMA afin sortir de cette attente permanente


J’accompagne les femmes en PMA à ne pas rester bloquées dans cette attente permanente. Pas pour supprimer l’attente. Mais pour t’aider à retrouver de l’espace mental, remettre du mouvement,avancer autrement. Pour que ta vie ne soit plus en pause.


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Ta vie ne commence pas quand tout ira mieux. Elle commence quand tu reviens à toi.


Qui suis-je?

Je suis coach diplômée RNCP6, spécialisée dans l’accompagnement des femmes en parcours PMA, après avoir moi-même traversé 10 années de ce chemin exigeant. J’ai constaté combien le soutien émotionnel, identitaire et relationnel est souvent absent autour de la fertilité.

Aujourd’hui, j’accompagne les femmes pour qu’elles ne se perdent pas dans l’épreuve, qu’elles retrouvent leur solidité intérieure, leur place dans leur couple, dans leur vie professionnelle et dans leur relation à elles-mêmes.


Mon intention : que chaque femme puisse avancer vers une posture plus souveraine, ancrée et puissante, même au cœur de l’incertitude.



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